Lettre n° 20 : Quels devraient être de justes et solidaires tarifs du service public du chauffage urbain ?
admin | 17 septembre 2011L’OFiPoPu a déjà produit 4 lettres sur le service public du chauffage urbain de Grenoble : lettres n° 11, 14, 18 et 19 du 19 avril 2011. Se référer à ces lettres (voir www.ofipopu.fr ) pour comprendre dans le détail que les tarifs actuels sont irréguliers et beaucoup trop élevés. Aucune de ces lettres n’a fait l’objet de contestation ou de demande de rectification de la part des communes délégantes ou de la CCIAG.
Voici une nouvelle analyse sur ce dossier. Télécharger la Lettre OfiPoPU n° 20 en PDF
Extrait :
Sur les 10 ans qui restent à courir jusqu’au terme de la convention, la marge moyenne annuelle dégagée en prévisionnel est de 8,9 M€ au lieu des 2,4 M€ estimé dans la convention (aux conditions du 1er avril 2008).
C’est cette marge moyenne de 8,9 M€ qu’il faut diminuer en diminuant les tarifs.
Si on adopte la position du maire visant à rechercher une marge d’environ 1,5 M€, il faudrait diminuer les factures des usagers d’environ 7,5 M€ (-16,8 %) sur un total de 44,6 M€.
La mairie de Grenoble a missionné un cabinet du groupe « ACTI conseil » pour qu’il lui fasse une proposition de baisse de tarifs, mais ce dernier part des chiffres donnés par la CCIAG pour les saisons 2008/2009 et 2009/2010 avec la minimisation très importante de la marge et n’effectue aucun contrôle de ces données du délégataire, et il s’ensuit que le cabinet propose une diminution de seulement 8 % du tarif, ce qui est très insuffisant.
Donc il faut prévoir une diminution de 16,8 % des tarifs actuels pour atteindre une marge avant impôts de 1,5 M€ en moyenne annuelle de 2008 à 2018.
Les usagers sont même fondés à considérer qu’un service public de ce type n’a pas à faire de marge particulière puisque toutes les charges utiles pour faire fonctionner le service public sont déjà prises en compte dans les tarifs : il faudrait alors diminuer les tarifs de 20% pour annuler cette marge.









