Réponse de La Métro à l’analyse financière
admin | 16 juillet 2008Voici la réponse du Président de Grenoble Alpes Métropole à l’analyse financière de l’OfiPoPu, en date du 30 juin 2008 ; suive de nos commentaires.


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Commentaires sur la réponse du Président de la Métro du 30 juin 2008
La réponse apporte des compléments intéressants sur certains aspects financiers. L’analyse de l’OFiPoPu s’est arrêtée sur l’année 2005 et la situation de la Métro a évoluée. Cet été nous complèterons ce survol rapide par des compléments pour les années 2006 et 2007. Il n’y a pas de contestation de la Métro sur l’analyse effectuée.
Il est vrai que l’autofinancement s’est amélioré en 2006 et 2007, mais parallèlement le stock de la dette a continué à fortement augmenter. Les chiffres du budget principal pour 2008 dessinent une capacité de désendettement de 18,4 ans en début d’année et de plus de 19,5 ans en fin d’année. Vu sous cet angle la situation financière ne s’améliore donc pas, au contraire. Comme le stock de la dette est étalé sur de nombreuses années, l’annuité en capital de l’ancienne dette est relativement faible (15 M€ environ) ce qui n’autoriserait de nouveaux emprunts qu’à ce même faible niveau si on ne veut pas augmenter le stock. Donc la Métro sera obligée de diminuer très fortement ses investissements à l’avenir car il ne semble pas que ses ressources propres d’investissement puissent compenser cette diminution des emprunts. D’où une diminution de l’impact économique de la Métro sur la situation locale, à un moment où la dégradation qui se profile devrait au contraire demander un soutien des collectivités publiques. A moins que la création d’un nouvel impôt (la fiscalité mixte) et l’augmentation continue de la TEOM ne viennent au secours de la situation difficile actuelle et surtout future. Il serait intéressant d’en débattre avec les habitants de la Métro pour connaître leur point de vue sur les voies à emprunter à l’avenir. Il ne semble pas que l’instauration d’un nouvel impôt ait fait l’objet de grands débats durant les élections municipales de mars 2008, beaucoup d’élus n’ont donc pas reçu de mandat de leurs électeurs sur ce point. Certains ont tout de même pris l’engagement de ne pas augmenter les impôts locaux, il s’agit notamment de la nouvelle majorité grenobloise.
Une précision amusante : la réponse du Président de la Métro a été postée à l’Assemblée nationale, est ce un signe que la situation financière de la Métro est suffisamment dégradée pour que les économies aillent jusqu’au prix d’un timbre ?





