Analyse financière du Conseil général de l’Isère
admin | 18 mai 2008Mise à jour 30 avril 2008
Pour effectuer cette analyse nous avons utilisé les données trouvées sur le site de la DGCL du ministère des finances qui donnaient une plus grande continuité dans la présentation des chiffres.
Le tableau compare le conseil général à la moyenne des autres départements de métropole durant les années 2001 à 2006. Les chiffres sont donnés en euros par habitant.
Fonctionnement
Dépenses de fonctionnement : Le CGI dépense en moyenne 5 % de plus que la moyenne, avec des frais de personnel moins importants (80 % de la moyenne). Sa caractéristique est de n’avoir aucun frais financier puisque sa dette est microscopique voire nanoscopique ! Donc les dépenses de fonctionnement hors intérêts de la dette et hors personnel sont nettement plus importantes que la moyenne.
Par contre ses dépenses pour l’action sociale sont moins importantes que la moyenne (91 % entre 2004 et 2006) et les dépenses de voirie plus importantes (40 % de plus).
Recettes de fonctionnement : Elles sont nettement plus élevées que la moyenne 13 % de plus en 2005 et 2006. Le rendement des impôts locaux est plus fort (37 % de plus), ceci est dû à un potentiel fiscal plus fort (+17 %) et des taux de taxe foncière et professionnelle plus fort que la moyenne.
Investissement
Dépenses d’investissement : Le CGI investit en équipement un peu plus que la moyenne. C’est variable d’une année sur l’autre. Entre 2001 et 2006 le CGI a dépensé en immobilisations 733 €/h et la moyenne des départements 652 €/h soit un effort d’investissement supérieur de 12,5 % pour l’Isère. Ceci est dû notamment à Minatec car durant la période 2001 à 2003 le CGI a moins investit que la moyenne. Les investissements sur les collèges sont un peu plus importants que la moyenne et pour la voirie ils sont un peu moins forts que la moyenne.
Equilibre financier
Contrairement aux autres collectivités, notamment les communes et leurs groupements, les départements sont en moyenne faiblement endetté. Leur capacité de désendettement est de 2 ans, ce qui est très faible.
La situation financière du département de l’Isère est florissante. La dette est quasi nulle.
Le CGI paye ses investissements sans pratiquement recourir à l’emprunt. Pour des investissements de court terme cela peut se comprendre, mais est-il raisonnable, pour des investissement du type Minatec, de les faire payer cash aux contribuables actuels, sans étaler l’effort sur de nombreuses années ?
Les produits de la fiscalité locale directe ont évolués entre 2001 et 2006 de 32 %, le CGI aurait certainement pu modérer ses augmentations d’impôts en s’endettant légèrement pour répartir le poids des investissements de long terme sur plusieurs exercices.





